Le terme de « non-ego »
fait peur. Il est mal compris, mais peut-être aussi mal expliqué. Souvent les
gens se demandent : Ne faut-il pas d’abord construire son moi et le rendre plus
fort, avant d’oser s’aventurer sur le dangereux terrain du non-moi ? Y a-t-il
une vie après l’ego ? A cette question, la tradition bouddhiste et l’école de
la psychanalyse, en apparence si éloignées, se rejoignent sur l’essentiel.
Les trois marques de l’existence