Le Miracle
L’Eglise Catholique vient de rendre « bienheureux » l’ancien pape Jean Paul II, première étape vers une canonisation. Pour cela, l’Eglise impose une véritable enquête sur la personnalité du futur « saint » ainsi que la preuve d’un miracle avéré.
Au sens chrétien, un miracle doit répondre à trois faits signifiants : être prodigieux ; être d’ordre surnaturel survenant dans un contexte religieux qui manifeste une intervention spéciale et gratuite de Dieu (au cas où des mécréants prétendent que Dieu soit mercantile !) et adresse aux hommes un signe sensible de sa présence dans le monde.
Cependant, selon cette définition, comment peut-on attribuer à une personne le dit miracle ? Les religions, en tout temps, ont ainsi élevé des personnalités en démiurges, leur offrant une dévotion particulière alors qu’à la base, ce ne sont que des hommes. Peut-on vraiment dire que ces grands thaumaturges sont la source même des miracles connus et reconnus sur notre terre ?
Certes, afin de pouvoir prêcher la bonne parole, il est plus facile de s’identifier à une personne légendaire plutôt que de rester dans un mysticisme flou concernant un éventuel « Dieu » puissant et plein d’amour qu’on ne peut toucher du doigt. Dans beaucoup d’histoires des religions, le Dieu primordial s’est tellement élevé au dessus des hommes qu’il s’en est éloigné. La communication étant coupée, des intermédiaires se sont crées et alors l’humanité pénitente s’est identifiée à eux (anges, saints, mortels devenus dieux…).
Mais un miracle est-ce le fait d’une entité individuelle ou un élan d’énergie universelle ? Être désigné comme le dépositaire d’un miracle d’un saint me fait penser à l’adage du sage qui montre la lune mais dont le crédule regarde le doigt ! Car, être ainsi l’élu permet encore une fois une individualisation de la religiosité dans son quotidien et se sentir exclusif avec les bonnes grâces de ce Dieu auquel nous devons plaire. Nous revenons encore à l’égo humain qui ne demande qu’à être flatté car si telle personne a été touchée du doigt, pourquoi pas nous ? Après tout, pour gagner au loto, il faut y jouer… Alors, pour être miraculée, il faut déjà croire !
Voilà, peut-être, la clef du miracle : la foi ! Cette petite flamme intérieure qui brûle en chacun de nous et que nous dénommons « bonne étoile », « bonne fée », « espérance » est la source de notre dépassement dans notre quotidien. L’énergie déployée par cette foi au fond de nous est telle que notre corps s’équilibre plus vite. La confiance en nous se restaure et nous comprenons la raison de la maladie qui peut s’écrire « Le mal à dire » !
Etre miraculée ne veut pas signifier faire parti d’un clan de croyances et être dans l’obédience totale et exclusive. Combien de personnes non croyantes en un Dieu se sont sorties de leurs accidents, de leurs maladies ? Même si écho n’est pas fait, cela n’en reste pas moins que des miraculés. Ils ont porté en eux l’espoir d’un devenir meilleur, ils ont lutté contre le déterminisme, le fatalisme, et faisant preuve de courage et de force incroyable, se sont mis debout ! Voilà un vrai miracle, celui de croire en soi et se dépasser !
Jérémie PIERRON
Tarologue Magnétiseur & Lithothérapeute
09 64 44 65 57 - jeremiepierron@gmail.com
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Commentaires
Dieu primordial s’est
C'est tout le fondement des religions et le problème intrinsèque qu'elles posent selon moi. Religion: latin religare. Relier. Les religions se présentent comme l'intermédiaire entre l'homme et Dieu. Et sans elle, le premier ne pourrait pas approcher le second. :-(
Des saints et des miracles, il y en a dans toutes les cultures, mais on ne verra jamais une religion qui, par définition se pose comme l'intermédiaire obligé, reconnaître les saints et les miracles de ses concurrents. Au contraire, en période de pénurie, on va pousser un peu pour en fabriquer un bien de son cru. C'est à mon avis le cas de pour Jean-Paul II.
Vive le yoga qui propose d'atteindre la divinité en soi-même, par soi-même et sans intermédiaire !
ॐ